14.05.2006

LEONARDO DA VINCI

Artiste de génie, scientifique complet et inventeur inlassable, plus que tout autre il mérite le titre d’Homo Universalis, Homme universel

A la fois peintre et sculpteur, architecte et ingénieur, scientifique et artiste, vouant une passion effrénée à la connaissance et à la recherche scientifique,

tel était :

Léonard de Vinci, humaniste florentin de la Renaissance.


Premiers pas à Florence
Léonard de Vinci naît le 15 avril 1452 dans la petite ville toscane de Vinci, près de Florence, d’un riche notaire florentin et d’une paysanne.
En 1460, la famille s’installe à Florence.
Vers 1466, il entre comme apprenti dans l’atelier d’Andrea del Verrocchio. C’est là que Léonard fait l’apprentissage de diverses activités, depuis la peinture de retables(peinture, sculpture ou autre ouvrage, comportant généralement la représentation d'un personnage ou d'un événement religieux)et de panneaux jusqu’à la sculpture monumentale de marbre ou de bronze.
En 1472, il est admis au sein de la confrérie des peintres de Florence, et figure toujours comme assistant de Verrocchio en 1476. Certains lui attribuent l’ange agenouillé dans la partie gauche du Baptême du Christ de Verrocchio.
À partir de 1478, le jeune Léonard de Vinci devient un artiste indépendant. On lui alloue la Madone Benois (Saint-Pétersbourg), l’Annonciation (Florence), le Portrait de Ginevra Benci (Washington) et le Saint Jérôme inachevé (Vatican).

Milan
Vers 1482, Léonard de Vinci entre au service de Ludovic Sforza, duc de Milan, pour qui il s’occupe notamment d’ingénierie, de travaux hydrauliques, de poliorcétique (étude de siége d’une ville), d’architecture et d’urbanisme. L’art n’est selon lui que l’une des nombreuses manières de découvrir le monde et de soumettre le savoir à l’expérience. Le début de sa période milanaise est marqué par une œuvre essentielle, la Vierge aux rochers, dont il existe deux versions (la première, exécutée vers 1483, est conservée au Louvres ; la seconde, réalisée entre les années 1503 et 1506, se trouve à la National Gallery de Londres). Ce tableau se caractérise par l’emploi d’une perspective aérienne originale connue sous le nom de sfumato.
De 1495 à 1497, Léonard de Vinci travaille à la Cène, une vaste fresque murale pour le réfectoire du monastère de Santa Maria delle Grazie, à Milan.
. La Cène ne représente pas un passage des Évangiles comme une simple histoire, mais tente de faire pénétrer le spectateur dans une situation particulière provoquée par un événement collectif.
Au cours de son long séjour à Milan, Vinci se montre très actif, laissant de nombreux tableaux et dessins (dont la plupart ont été perdus), des plans de théâtre, des planches architecturales et des modèles pour le dôme de la cathédrale de Milan. Il reçoit une commande pour un colossal monument de bronze à la gloire de Francesco Sforza, père de Ludovic, destiné à la cour du Castello Sforzesco. Cependant, en décembre 1499, la famille Sforza est chassée de Milan par les troupes françaises et Léonard retourne à Florence en 1500.

Retour à Florence
En 1502, Léonard est engagé au service de César Borgia, duc de Romagne et général en chef des armées du pape Alexandre VI, son père. En tant qu’architecte et ingénieur principal, Léonard supervise les travaux des forteresses dans les territoires ecclésiastiques du centre de l’Italie.
En 1503, il siége parmi la commission qui décide de l’endroit où sera exposé le David de Michel-Ange (1501-1504, Accademia, Florence) et prit part, comme ingénieur, à la guerre contre Pise. Vers la fin de l’année, la Seigneurie charge Léonard de représenter la bataille d’Anghiari dans la salle du grand conseil du Palazzo Vecchio alors que, dans le même temps, on confie la représentation de la bataille de Cascina à Michel-Ange
Léonard de Vinci exécute plusieurs portraits au cours de sa seconde période florentine — le seul qui soit parvenu jusqu’à nous est celui de la Joconde (1503-1506). Ce tableau constitue le témoignage de la natura naturans selon Léonard.

La Gloire
En 1506, Léonard revient à Milan à la demande de son gouverneur français, Charles d’Amboise. L’année suivante, il est nommé peintre de la cour de Louis XII de France, qui réside à Milan. Il réalise la statue équestre de Trivulce, commandeur des forces françaises de la ville.
De 1514 à 1516, Vinci vit à Rome sous la protection du pape Léon X. Il réside dans le palais du Belvédère, au Vatican, et semble s’être consacré essentiellement à des expériences scientifiques. Il se rend en France en 1516, pour entrer au service de François Ier, et passe les dernières années de sa vie au château du Clos-Lucé, près d’Amboise, où il meurt le 2 mai 1519.

Sa Peinture
À ses débuts, Léonard de Vinci se conforme au style de Verrocchio, puis il se démarque de sa technique pour définir finalement sa propre conception plus philosophique, où les figures humaines deviennent acteurs de la nature.
Les innovations stylistiques de Léonard apparaissent avec encore plus de force dans la Cène, qui lui permit de revisiter totalement un thème traditionnel. Au lieu de présenter les douze apôtres comme des personnages individuels, il les divise en groupes dynamiques de trois, encadrant la figure du Christ, isolée au centre du tableau. À l’arrière-plan, un paysage pâle et distant, vu à travers une ouverture rectangulaire dans le mur, situe l’événement dans la nature. Léonard de Vinci renoue alors le dialogue avec un style introduit plus d’une génération auparavant par Masaccio.
La grande innovation technique de Léonard est le sfumato..
La peinture de Léonard de Vinci se caractérise également par le traitement des paysages. Il fut l’un des premiers à y introduire la technique de la perspective atmosphérique. Les grands maîtres de la Renaissance à Florence, comme Raphaël, Andrea del Sarto ou Fra Bartolomeo furent tous redevables à Léonard de Vinci. Son œuvre eut une incidence remarquable sur la pratique de la peinture dans l’Italie septentrionale et exerça à Parme une influence déterminante sur le travail du Corrège.
Les nombreux dessins de Vinci encore conservés révèlent son génie du trait et sa maîtrise de l’anatomie humaine, animale ou végétale. Ils se trouvent aujourd’hui disséminés dans les principales collections européennes. Le Château de Windsor, en Grande-Bretagne, en réunit le plus grand nombre. Le plus célèbre de ses dessins est sans doute le splendide autoportrait en vieillard (Turin).

Projets Scientifiques et Théoriques
Ses théories scientifiques, tout comme ses innovations artistiques, se fondaient sur une observation méticuleuse et une documentation précise. Cependant, on ne possède pas de traité complet rédigé de sa main, et son apport théorique réside en des notes assemblées dans de nombreux carnets. Ces textes étaient secrets pour la plupart ; ils sont écrits dans un langage crypté de droite à gauche. Dans le domaine de l’anatomie, il étudia la circulation du sang et l’action de l’œil. Ses études sur la météorologie et la géologie lui firent comprendre l’effet de la lune sur les marées, entrevoir la conception moderne de la formation des continents et présumer l’origine des coquillages fossilisés. Il figura parmi les pionniers de l’hydraulique, fut sans doute l’inventeur de l’hydromètre et conçut des plans de canalisation des rivières qui ont encore une valeur pratique. Il mit au point les plans de nombreuses machines, qui restaient le plus souvent très théoriques, comme un scaphandrier. Ses engins volants, dont aucun ne résista à l’épreuve de la réalité, mettaient pourtant en œuvre des principes aérodynamiques corrects.

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